Alaska, la dernière frontière !

 

Immersion au Pays des Ours Bruns

Feuille de Route

 

Huit ans ! ! Huit ans déjà que je rêvais de revenir poser le pied en Alaska !

En effet, un premier voyage il y a quelques années, m’avait séduit, et j’avais hâte de redécouvrir ce pays magnifique, et sa démesure.

Je m’étais promis d’y revenir pour un but bien particulier !

Ma passion pour les ours bruns aura dû attendre que les aléas de la vie et mes finances me permettent de réaliser ce rêve d’enfant ; venir admirer et photographier les ours bruns dans leur milieu naturel, loin des parcs et des sites aménagés, avec leurs touristes bruyants, avides de sensations fortes, affublés de vêtements fluos et de lecteurs mp3 sur les oreilles.

Voilà, l’automne dernier, contact est pris avec Christiane et Lionel, des amis sensationnels, français, installés depuis plus de vingt ans à Anchorage, qui me serviront de guide et assureront également la logistique du séjour, pour le mois d’août prochain, comme lors de mon voyage précédent.

Un séjour comme ça ne s’improvise pas,  et être accompagné de personnes d’expérience dans le domaine, est un gage de sécurité et de sérieux.

Voilà, tout semble prêt, mon 500mm Nikon tout récent, (rêve de vingt ans) acquis au mois de mars dernier sera bientôt en service, et un D700 acheté en juillet, juste avant le départ, servira à me rassurer ; deux boîtiers étant une garantie lors d’un tel séjour, en cas de panne de l’un d’entre eux.

Ne reste plus qu’à trouver une solution pour transporter tout ce matériel. Un énorme sac à dos Lowepro contenant l’ensemble fera l’affaire. Enfin 20 kg de matériel en bagage cabine, ce n’était pas gagné, à la vue des 6 kg seulement autorisés par les compagnies aériennes assurant le voyage à l’aller.

Je laissais donc le 300mm à la maison sur les conseils avisés de Lionel, le transport sur les lieux de prises de vues, allant vite m’essouffler, et m’handicaper, ne pouvant avoir à la fois, l’œil derrière les deux téléobjectifs, les photos se faisant à l’approche le plus souvent! Lionel a sûrement raison, et, ressembler à un tartarin, ne m’aidera pas forcément à réaliser de meilleurs clichés, juste peut-être à faire marrer les ours et les rares pêcheurs présents sur le site.

 

 

Je n’étais donc que discrétion et sourires charmeurs, lors des passages  aux portiques de sécurité des aéroports, de peur de voir mon Lowepro descendre en soute juste avant l’embarquement.  J’espérai que l’agent ne prenne pas le sac en main pour le passer au travers du gabarit autorisé ! Car comme  la taille,  le poids de ce sac est de loin plus important que les bagages cabines traditionnels !

Me voilà à bon port, tout s’est finalement bien passé, malgré mon stress à peine dissimulé, je retrouve enfin Lionel, avec qui j’ai gardé contact tout au long de ces années.

Le lendemain, après un petit vol intérieur, nous voilà à Katmaï, sur le petit aéroport, où nous attendons  le « Cessna et le DHC  Otter » qui vont nous transporter avec toute la logistique, sur notre camp, après nous avoir pesés, nous et notre matériel, avant le départ.   

A proximité de la cabane de la petite compagnie aérienne, se trouve au sol le crâne d’un élan, ayant conservé ses bois, vestige d’un hiver rigoureux ou victime d’un ours affamé. Nous sommes maintenant à bord d’un appareil des années 60, et nous avons à peu près une heure et demie d’un vol chaotique, dans ces coucous de légende, avant d’amerrir.

Ca y est, les tentes se sont montées dans la bonne humeur et le brouillard, très fréquent et très épais dans la région. Les petites toiles sont pour nous, et la grande nous servira de lieu de vie, de réfectoire etc. Nous rajoutons ça et là des dizaines de hauts bans pour assurer leur maintien, face à un vent qui peut dépasser ici les 110 km/h.

Le brouillard également, rend très difficile la navigation pour les pilotes du « bush », qui sont parmi les meilleurs au monde dans leur domaine ; ces derniers ne volent qu’à vue, avec des conditions climatiques souvent très difficiles, ce qui fait qu’un vol sur trois, est tout simplement un exploit !

Le sac est maintenant sur le dos, le bonnet sur la tête, mais l’absence du 300mm ne se sent pas, remplacé par le trépied, la rotule, ainsi que le pliant et le repas. Les 20 kg du sac sont déjà loin, mais qu’importe, nous voilà chez les Grizzlys, le rêve devient réalité.

Une légère brise rafraîchit nos oreilles, et nous fait ressentir quelques degrés de moins que les douze degrés optimistes affichés sur le thermomètre de ma montre. Tous nos sens sont en éveil ; L’humidité pèse.

Après seulement une marche de trente minutes, nous repérons au loin quelques silhouettes familières. Ursus arctos horribilis !

Nous devons maintenant traverser la rivière et rejoindre des spots plus propices à la photographie, repérés au préalable par Lionel, au fil de ses nombreuses années d’observation sur le site.

Le courant est assez fort, l’eau nous arrive vite à la taille et nos wader’s sont heurtées ça et là par quelques  saumons, qui sont venus terminer leur long périple, frayer, et mourir.

 

Pour ma première traversée, le téléobjectif monté sur le trépied, et le tout en équilibre sur mon épaule, me semble une solution un peu hasardeuse à la vue de mon manque d’expérience dans ce domaine, et de mon équilibre précaire ; les semelles n’ayant de cesse de glisser sur les galets au fond de l’eau !

Tout le matériel submergé dès les premières heures du séjour me laisserait j’imagine, un assez mauvais souvenir ! Pour le prochain bras de rivière, c’est décidé, je remettrai tout dans le sac, au risque de manquer une occasion, mais le bon sens oblige !

Une petite marche dans les hautes herbes qui longent la rivière nous fait tomber nez à nez avec un mâle qui pêche juste en contre bas. Ca y est, nous y sommes, le cœur palpite et le doigt se crispe sur le déclencheur. Mais je ne suis pas à l’aise, le 500 monté sur le D300 accuse une focale de 750mm avec le coefficient multiplicateur du boîtier. Cela ne me permet que des cadrages trop serrés, pas vraiment intéressants, l’ours est TROP près ! ! ! Alors tant pis ; je pose l’appareil et me contente d’observer la scène, magique, impressionnante, presqu’irréelle. Il est là, à peine à quelques mètres, nous ayant identifiés depuis un moment déjà, et donc, pas inquiet. De toute façon le prédateur, c’est lui ! Nous, on ne pèse pas lourd face à une telle force de la nature.  Plus de 400 kg, environ 60 km/h à la course, force et agilité ! Alors y a pas photo, mieux vaut ne pas le contrarier !

Ici, nous sommes bien loin des tour-opérateurs, et même les quelques pêcheurs qui ont l’habitude de bivouaquer sur la rivière, descendent le courant en étant armés au cas où. Cf 789. Le plus souvent, une balle en caoutchouc en premier, pour faire fuir l’ours trop curieux, grâce à la détonation et à l’impact sans danger, suivie immédiatement d’une ou plusieurs brennekes de dernier recours.

La prudence est de mise constante dans les environs, mais je dois bien avouer que le stress a depuis bien longtemps laissé place à l’émerveillement.

Nous continuons en marchant le long des rives, les pieds dans l’eau au milieu des saumons et des premiers cadavres de poissons en décomposition. Cf 4306. Nous sommes fin Août, le frai des Sockeyes, ou « Red », comme on les appelle ici, touche à sa fin.  Dans moins d’une semaine, le froid et la neige peuvent s’emparer de toute cette région de l’Alaska.

Lionel parle fort, « Bear, Bear ! ! », afin de ne pas tomber nez à nez avec un grizzly qui aurait emprunté un de ces passages séculaires, se terminant par une trouée dans la végétation surplombant l’eau ! ! ! Et nos épaules …

Une femelle se lève dans les herbes hautes, suivie dans le mouvement par l’un de ses trois oursons. Cette fois je suis prêt, et toujours autant excité, il faut dire qu’ils ne sont qu’à une vingtaine de mètres, mais là encore, notre présence identifiée ne les alarme guère. Cf 274.

Pour une première sortie, les rencontres sont quand mêmes fréquentes, pas toujours photogéniques, soit, mais c’est plutôt de bon augure pour la suite.

Le temps est gris et lumineux, et fait ressortir le vert intense de la végétation gorgée d’eau.

Nous gagnons une petite plage de galets, et remarquons peu de temps après notre arrivée un ours imposant assis dans l’eau, guettant, immobile, le passage d’un saumon écarlate. Je suis stupéfait de voir un  animal d’une telle masse, aussi patient, immergé, et qui tente de se fondre dans le paysage tel un échassier lors d’une séance de pêche. Cf 282.

A cet endroit, l’eau est trop profonde pour qu’il puisse poursuivre un saumon à la course ; alors ici, la technique c’est l’affût, et une vitesse d’exécution remarquable pour un animal aussi massif.

Certains ours pêchent complètement immergés, ou encore avec seulement le front dans l’eau, Cf 409. D’autres, attendent que les saumons empruntent les goulots entre deux bras de rivière,  et enchaînent alors une course folle, le corps de leurs  proies étant au trois quart hors de l’eau à ces endroits stratégiques. Cf 1167b.

 Les techniques sont nombreuses et toutes aussi efficaces, dépendant toutefois de l’ardeur à la tâche.

Malgré leur apparence pataude, ces ours sont fascinants de souplesse et de discrétion lors de leurs déplacements, ce qui leur confère une démarche majestueuse et assurée.

 

Ca y est, un gros mâle vient de se saisir d’un « Red ». Les écailles blanchies de ce dernier nous informe sur la fin d’un cycle, sa fin de vie. Après le frai, les saumons meurent sur place, et leurs corps en décomposition viennent nourrir les plantes, puis la future génération d’alevins, qui à leurs tours reviendront frayer et alimenter les ours, dont les riches déjections, fertiliseront les alentours et aideront la végétation à s’épanouir.

 

Je ne lâche rien, le trépied semble stable au milieu des galets, et même si ma position très inconfortable fait de l’ensemble un équilibre fragile, je m’applique à saisir la totalité de la scène. J’essaie de me détendre afin de ne pas laisser l’excitation l’emporter sur le sang froid, ce qui aurait des incidences sur mes réglages AF, exposition, cadrage, sensibilité, balance des blancs et j’en passe.

Tout compte fait, cela fait bien des choses à penser en si peu de temps, une telle scène ne durant que quelques secondes. Mais il faut bien l’avouer, en cas d’oubli de l’un d’entre eux, le matériel actuel nous donne des résultats plutôt acceptables.

Pas le temps de visionner les clichés sur le moniteur du boîtier. Une autre gerbe d’eau dans un vacarme assourdissant, et notre ours lève la tête avec cette fois, un  saumon bien rouge dans la gueule, et qui semble encore très vigoureux.

L’ours assure sa prise avec ses pattes antérieures, ce qui me donne l’occasion d’admirer la taille de ses griffes et la dextérité avec laquelle il s’en sert. Puis il s’assoit dans l’eau, comme pour se mettre à table. Le saumon va passer un sale quart d’heure, mais tel en va la vie en Alaska. Cf 348, 351.

Le Grizzly semble jouer avec sa proie, et une morsure sur le dos du « Red », qui ouvre alors grand la gueule, nous informe sur son interminable agonie. Cf 355

Cette scène se répètera quelques fois lors de mon séjour, mais pas toujours à portée immédiate de l’objectif, malheureusement. Les jours se succèdent, Lionel me laisse un peu de latitude de mouvements afin que je puisse me positionner selon mes envies de photographe exigeant. Mon comportement lui semblant adapté, sa confiance s’élargit ; il faut dire que sa responsabilité est grande dans un tel endroit, et les règles très strictes.

Un jour suivant, alors que les grizzlys se font discrets, j’installe mon trépied au milieu de la rivière, à un endroit où l’eau atteint mes genoux. Cf 3085, Photo Lionel Maye. Le site me semble idéal à la vue des scènes passées les jours précédents. Quelques minutes à peine après m’être accroupi dans l’eau, une femelle sort de la végétation avec ses deux jeunes rejetons. Je n’en crois pas mes yeux, je suis presque à me baigner avec eux, à seulement une vingtaine de mètres. L’un des oursons se met à l’eau avec sa mère et commence alors une partie de jeux, morsures, roulades, et autres « baffes » humides. Cf 1430 et 1474.

C’est bien connu, jouer à la plage, creuse, et après cette séance d’amusement intense, place à la pêche donc, sous les yeux attentifs des deux oursons. La femelle marche sur le fond de l’eau et immerge seulement sa gueule jusqu’au front, afin de détecter le saumon imprudent qui passera à portée. Les petits n’en perdent pas une miette, et peut être que l’un d’entre eux fera sienne cette technique de pêche.

Ces prises de vue ne durent que quelques secondent mais sont à elles seules des moments inoubliables. Les longues attentes sur divers spots, ne doivent pas nous faire oublier que d’autres animaux tout aussi photogéniques, habitent les lieux. Les lagopèdes des saules sont encore dans leur tenue estivale, les chevaliers à pattes jaunes fouillent le fond de l’eau de leurs longs becs et, ce qui semble être la femelle du canard arlequin, vient nous rendre de brèves visites. Les goélands Arctiques quant à eux, font partie intégrante du paysage. Sur les collines toutes proches, les Spermophiles ne cessent de braver le danger en se prélassant sur l’herbe lors des timides éclaircies.

Quelques ours au loin, donnent tout à coup un intérêt à un paysage déjà beau, mais qui jusque là n’avait pas attiré mon attention ; à tort d’ailleurs ! Cf 947, 1083.

Les deux oursons se rapprochent peu à peu. Je ne m’inquiète pas plus que ça, car ils m’ont vu, la mère aussi, et ont continué à jouer tout près pendant de longues minutes. Les ours se tolèrent plus facilement ici, car la nourriture est abondante en cette période de l’année. Les bagarres sont rares, mais il faut quand même rester vigilant et ne pas tenter le diable !

Les deux polissons m’ignorent et continuent leur apprentissage. Un saumon imprudent passe tout près d’eux, juste devant leurs museaux. Il n’en fallait pas plus pour que les deux rejetons s’affrontent dans une course effrénée ! Le saumon file droit sur mon trépied! Tous les deux plongent la tête en même temps sur le « Red » qui n’est qu’à cinq mètres de moi environ. C’est près, beaucoup trop près, surtout que la mère grogne pour qu’ils la rejoignent. Mais ces derniers l’ignorent, sortent la tête de l’eau, avec chacun un bout du saumon coupé en deux, me regardent avec leurs petits yeux marrons, fiers,  comme pour me faire admirer leur première prise ! Cf 872.

Je ne peux prendre qu’un seul cliché, ils sont trop près, et je ne peux plus déclencher ; la distance de mise au point minimum de mon 500 mm est atteinte, et les petits viennent de franchir la barre fatidique des quatre mètres! ! Là, je me lève pour paraître plus grand, et me remémore les conseils de Lionel, parti depuis peu à l’embouchure. Je parle fort, et intime aux oursons de rejoindre leur mère, qui se rapproche à son tour dangereusement! Je tape dans les mains, parle haut, mais ces derniers n’en ont que faire, plutôt intrigués par ce drôle de bipède chétif, bien chargé avec tout son méli-mélo.

Je prends l’ensemble du matériel d’une seule main, le tout fixé sur le trépied, et essaie d’attraper mon sac de l’autre. Je recule lentement, maladroitement et en diagonale, pour leur laisser le passage au cas où.

Je me retourne et comprend mieux alors l’inquiétude de la femelle : deux gros mâles descendent la rive vers nous, et se trouvent seulement à une vingtaine de mètres derrière moi, chacun le long d’une rive. Cette dernière avait du les flairer depuis un moment et avait comprit le danger qu’ils pouvaient représenter pour elle et ses oursons.

En effet, certains mâles adultes tuent les oursons afin que la femelle redevienne disponible pour l’accouplement. Se retrouver entre la femelle qui défend sa progéniture et deux gros mâles, n’est pas pour moi la plus confortable des situations.

Ca y est, les petits font demi-tour et courent vers leur mère, ils viennent à leur tour de sentir le danger. La petite famille redescend la rivière à une quinzaine de mètres devant moi, et la femelle se retourne sans cesse pour jauger la situation.

 

Je leur emboîte le pas en me faisant le plus discret possible, suivi à mon tour par les deux mâles, qui semblent maintenant ne plus nous prêter aucune attention ; fausse alerte ? Je n’en saurai rien, mais quel moment inoubliable, se retrouver dans une telle situation restera pour moi l’instant le plus intense de ce séjour !

 

Le lendemain, un brouillard épais, puis une pluie torrentielle auront raison de notre motivation. Cet épais rideau d’eau nous rend quasiment aveugles, alors que les ours, eux, sont ici dans leur élément et ce quel que soit le climat.

De plus, si leur vue est à peu près identique à la notre, leur odorat beaucoup plus développé, leur permet de vaquer  à leurs occupations avec beaucoup moins de désagrément, malgré les trombes d’eau.

La sécurité et les conseils de Lionel, feront que cette journée sous la tente restera également un bon souvenir, riche en anecdotes et autres astuces de photographes avisés.

Comme pour se faire pardonner, le temps sera plutôt clément le lendemain, et nous auront même droit à un de ces couchers de soleil magnifiques, que peut offrir cette latitude, aux voyageurs chanceux.

Juste le temps pour nous de tirer le portrait de quelques ours hardis, dans ces belles lumières de fin de journée, ainsi que le vol de goélands arctiques sur un fond de ciel qui hésite à devenir orageux, contrastant avec les couleurs chaudes des collines en arrière plan. Ce soir le ciel se couvre, et les belles lumières seront éphémères. Cf 700, 1108.

 

Un ours vient pêcher devant nous en cette fin de journée, et le spectacle en devient encore plus intense quand il décide d’écailler un « Red », tout frétillant, juste à proximité. Cf 886

Le coucher de soleil donne du relief à cette scène dramatique, mais vraie, et accroît le contraste entre le brun de l’ours et le sang du saumon en train d’être dévoré.

 

Ca y est, le séjour touche déjà à sa fin et nous nous remémorons tous, des moments d’intenses émotions.

La nostalgie nous envahit face à un tel spectacle, car peu d’endroits peuvent prétendre rivaliser avec la Majesté et l’étendue des paysages en Alaska.

 

 

Ce 49è état d’Amérique du nord, grand comme trois fois la France, et seulement peuplé de 680 000 habitants, possède une biodiversité et une faune extraordinaires, pourtant menacés par notre besoin d’énergie. L’extraction du pétrole est en effet le talon d’Achille de ces étendues magnifiques.

L’aventure se mérite, et seuls les amoureux d’une nature encore vierge, braveront les climats rigoureux de ce sanctuaire de la vie sauvage, dont la beauté n’a d’égal que sa fragilité dans les mains de l’homme.

 

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